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Le grand voyage d’Anne de Bretagne Sur Anne de Bretagne, beaucoup de choses ont été dites. Et notamment qu’elle a gagné le cœur des Bretons en effectuant le tour de son duché. Ce fameux Tro Breizh, tout le monde en parle, peu s’y sont attardés. C’était en juin 1505, la reine Anne est partie du château d’Amboise pour y revenir, deux mois plus tard, après un périple qui l’a menée à Nantes, Vannes, Quimper, Locronan... L’histoire s’arrête bien souvent là. Pourquoi ce voyage ? Qu’a-t-elle fait lors de ces étapes? Que reste-t-il aujourd’hui de son passage ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles nous avons tenté de répondre dans ce numéro. C’est également à une immersion dans la Bretagne du XVIe siècle que nous vous invitons. Voir la Bretagne avec les yeux d’Anne en quelque sorte. Une Bretagne dont les navires marchands sont alors les rois des mers. Une Bretagne ouverte sur l’Atlantique qui attise bien des convoitises. Une Bretagne en chantier où s’élèvent cathédrales, calvaires et châteaux. |
5.95 € |
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Embarcadère pour la ville d’Ys La Bretagne légendaire et la mer. Enoncé ainsi, le sujet semble aller de soi et fait surgir à l’esprit des sirènes, des revenants, des parages diaboliques et des villes englouties. Et pourtant, dans cette presqu’île armoricaine entourée d’eau salée, bâtir un numéro sur les liens entre légendaire et maritime est, sinon une gageure, un défi adressé à l’évidence. Plusieurs raisons expliquent cette relative absence de textes et de références littéraires iodées : le Breton est plus paysan que marin et le monde rural l’a toujours emporté sur celui des frères de la côte. S’il fallait une preuve supplémentaire, on rappellerait que l’Ankou, représentation très terrienne de l’intermédiaire entre la vie et l’au-delà, n’a quasiment jamais fait grincer sa charrette sur la grève, même dans la fameuse baie des trépassés. L’autre raison de la discrétion des contes et légendes de la mer dans notre patrimoine culturel, est le peu de curiosité manifesté par les érudits et les collecteurs du XIXe siècle pour ce thème. Deux exceptions notables cependant, Anatole Le Braz et surtout Paul Sébillot – le premier à avoir l’intuition de la richesse littéraire du littoral – dont le chercheur Fanch Postic nous raconte ici l’histoire. |
6.95 € |



