N° 47 - mai - juin 2009 (en kiosque)

Le Golfe, un exemple pour la Bretagne ?

Le 6 juillet prochain, la Bretagne comptera peut-être un nouveau parc naturel régional. Après le parc d’Armorique, à l’ouest, et celui de Brière, plus au sud, c’est en effet le golfe du Morbihan qui pourrait profiter de ce dispositif de protection et de mise en valeur d’un territoire. Il ne faut pas l’oublier, le golfe est avant tout un site naturel exceptionnel. Exceptionnel par sa géomorphologie, une « petite mer » parsemée d’îles et d’îlots qui vaut au plan d’eau son classement parmi les « plus belles baies du monde ». Exceptionnel également par la faune et la flore qui trouvent refuge dans ces eaux protégées des assauts de l’océan. Revers de cette médaille environnementale, l’intérêt croissant pour ce joyau breton se manifeste par une formidable pression immobilière. Une pression qu’il faudra tempérer, si on ne veut pas tuer la bernache aux œufs d’or. Voilà en tout cas un exemple à suivre de près pour une Bretagne qui doit impérativement trouver une solution au problème – car c’en est un, et de taille – de l’urbanisation galopante, notamment sur le littoral.
Durant l’hiver, l’hypothétique rattachement administratif de Nantes à la Bretagne a alimenté l’actualité. En ce printemps, la capitale de la Loire-Atlantique est encore à la une des dixièmes Floralies, où sont attendus des centaines de milliers d’amoureux des plantes. Un évènement rare puisqu’il n’a lieu que tous les cinq ans. Nous avons saisi cette occasion pour vous raconter la grande histoire des jardins nantais. Cette saga, qui a démarré en 1688 sous Louis XIV, par la création d’un jardin des Apothicaires, est vraiment devenue spécifiquement nantaise avec l’injonction faite aux capitaines des marines de guerre et de commerce de rapporter cinq plantes à chaque retour au port. L’aventure se poursuit aujourd’hui, dans une ville où des dizaines de passionnés n’hésitent pas à apprendre le latin pour pouvoir suivre les cours municipaux de botanique.

Tanguy Monnat,
Rédacteur en chef.


>> Voir le sommaire complet

Couverture

 

5.95


La légende du roi Arthur

Quand Arthur règne sur notre imaginaire


C’est sans doute la plus vaste exposition jamais consacrée à Arthur dans le monde que les Champs Libres, à Rennes, accueillent jusqu’en janvier prochain. Que l’on ne s’y trompe pas. Si l’illustre roi est traditionnellement associé à des lieux et des histoires situées Outre-Manche, la légitimité de la Bretagne à revendiquer une partie de la légende est incontestable. Il y a Brocéliande bien sûr. A seulement quelques heures à cheval de Rennes, la forêt enchantée abrite certains des plus beaux épisodes de cette aventure complexe et protéiforme que nous contons dans ce numéro exceptionnel. Merlin, Viviane ou lancelot y ont leurs domaines sur la carte de l’imaginaire breton. Mais les traces du passage du roi, de sa cour et de ses héros sont partout en Bretagne. A Huelgoat, au fond d’une grotte. Au large de Trébeurden, sur l’île d’Aval, au Mont-Saint-Michel, dans les hurlements d’un géant. Près de Brest, au château de Joyeuse Garde… son fantôme apparaît ici et là dans notre patrimoine culturel. Mais, me direz-vous, Arthur n’a peut-être jamais existé ? Dans ces aventures, si belles soient-elles, rien en effet n’est historiquement avéré. Et alors ? Soyons sérieux… Nous sommes au pays des fées et des korrigans, de l’Ankou et des lavandières, des armées pétrifiées de Carnac et des naufrageurs… Arthur a bien sa place. Bienvenue dans son monde. Bienvenue dans l’une des plus belles créations de notre imagination.

Tanguy Monnat,
Rédacteur en chef.


>> Voir le sommaire complet

Couverture

 

6.95



Rechercher