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Qu’elles sont belles nos montagnes ! C’est bien connu, le pays des Monts d’Arrée est une terre mystérieuse. Là , au cÅ“ur de la Bretagne, sous les eaux du Yeun Elez, se trouverait l’une des portes de l’Enfer... Mais il est un autre mystère qui plane, lui, sur les crêtes du Finistère : comment ose-t-on parler de montagnes quand le point culminant n’atteint pas les 400 mètres ? Certains diront qu’il faut pour cela être Breton et n’avoir jamais dépassé les limites du massif armoricain. Pourtant, le Breton est voyageur et en a vu d’autres. Les géographes viennent d’ailleurs à son secours et parlent d’un vrai climat montagnard. Et puis il suffit d’être au sommet du Mont-Saint-Michel-de-Brasparts - d’où l’on aperçoit tout de même deux mers par temps dégagé - pour en avoir le cÅ“ur net : les Monts d’Arrée, c’est haut ! Mais surtout, c’est ailleurs, presqu’un autre monde. Une autre Bretagne en tout cas, aride dans sa partie ouest, hantée par des brumes et des silences cousins de ceux d’Écosse ou d’Irlande. Ici, la mer ne se fait pas entendre. Arpenté seul, en famille ou par milliers, comme c’est le cas chaque année lors du Tro Menez Are, cet univers est un paradis pour les randonneurs. Ils y trouvent des ambiances étonnantes, mais aussi de quoi tester la résistance de leurs mollets. Une forme de militantisme y fleurit également, à tel point que derrière une rando organisée dans les Monts d’Arrée, on devine souvent le souci de «vivre et travailler au pays». |
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